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La vie du Club Taurin de Florensac

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FERIA DE BEZIERS 2008- 4ème jour dimanche17 août

Comme d'habitude, je copie/colle les articles sur corridatv ensuite mes impressions sont en rouge et jaune. Elles n'engagent que moi !!!


Novillada piquée : dimanche matin 


Temporada : Féria de Béziers, Novillada piquée, sorties "a hombros" pour M.A. Delgado, Roman Perez au côté du fils de l'éleveur, Olivier Margé - Reportage Video
(17/08/2008)
Beau temps chaud, 1/4 d'arènes
Le cartel réunissait Camille Juan, Miguel Angel Delgado et Roman Perez face à des novillos de Robert Margé.
Camille Juan coupe une oreille à son premier novillo
Miguel Angel Delgado coupe deux oreilles à son second novillo Roman Perez coupe deux oreilles à son second novillo.
Matinée fort réussie grâce aux excellents novillos très bien présentés de Robert Margé qui ont permis aux jeunes apprentis toreros de montrer tout leur talent. Le quatrième novillo a été honoré d'une vuelta posthume.


La novillada de ce matin comme souvent à Béziers nous a ravis. Les Margé bien présentés ont fait preuve de beaucoup de noblesse de caste et de bravoure. Le 4ème a fait une vuelta posthume. Pour ma part, j'ai trouvé que le premier était le meilleur de l'encierro. Les toros ont été largement au-dessus des toreros.



Camille Juan a fait preuve de volonté mais il n'arrive pas à templer son toro qui pourtant a toujours la tête dans la muleta. 1 oreja
Son second a failli faire voler le picador et son cheval. La faena va à mas. Il perd la sortie par la grande porte à l'épée.

Delgado soutenu par le père Castella et Margé met du temps avant de baisser la main. Pourtant Robert, du bord de la talanquera ne cesse de le lui crier... baja la mano. Il ne se croise pas mais sous l'influence de certains réussit à couper les deux cartilages.
La faena de son second va a menos. Le toro prend querencia vers la fin. ça devient laborieux.

Ramon Perez est un novillero grand et baraqué. Son premier est le plus faible de la corrida. Il ne transmet pas. Le dernier de la matinée, le mieux présenté du lot est toréé sans grâce mais plutôt physiquement. Superbe entrée a matar. 

Aujourd'hui, c'est fête. Des croissants pour el almuerzo.
Un bémol, dans la matinée : Le père Castella qui hurle comme un innocent vuelta après le 4ème, et qui l'obtient (elle était méritée) mais apothéose il gueule INDULTO après le 5° ou 6° (le novillo n'avait pris qu'une demi pique). Le soir, devant les arènes il m'a avoué que sous le feu de l'action il s'était emballé et qu'en effet le toro ne le méritait pas.
Je l'ai félicité pour son fils (il a coupé 2 oreilles lors des 2 corridas après Béziers)




4ème corrida : dimanche après midi
 
Temporada : Féria de Béziers 4ème et dernière corrida de la Féria : Juan José Padilla et Javier Valverde coupent une oreille face à des toros de Miura imposants et difficiles.
(17/08/2008)
BEZIERS, FERIA 2008. Commentaire de Jacques Massip.
Dimanche 17 Aout, 18 heures.


Des MIURA dans la tradition. Une oreille pour PADILLA, ainsi que pour VALVERDE. Une grande faena de la part du FUNDI.

Pour clôturer la feria, les Miuraontrenoué avec le rituel qui veut que la dernière tarde bitéroise soit cathartique. Bronca ou triomphe, peu importe, la parole doit être à l’émotion, quitte à se démarquer de la réalité. Des Miura, donc, colossaux, dont le poids plume du jour n’accusait, excusez du peu, « que » 630 kgs sur la balance. Leur comportement fut dans la tradition de leur encaste, toujours dangereux, tous sens en éveil, sur la défensive, dans le désir de contrôler les situations plus que de s’y impliquer.
Avec le premier, il n’y eut guère d’occasion de prouver, une fois encore, ce qui a fait d’El Fundi le spécialiste indiscutable des ganaderias pour gladiateurs. Avisé et insidieux, ce toro ne présenta de l’intérêt que pour la partie du public qui confond la corrida avec les jeux vidéo. Le maestro abrégea donc.
Lorsque le second Miura destiné au Fundi sortit du toril, Padilla et Valverde venaient de couper une oreille chacun, tandis que les sifflets ponctuant la brièveté de sa première actuacion résonnaient encore dans les siennes.
El Fundi est un guerrier, un vrai qui en a vu des vertes et des pas « miura », mais aussi des Miura de toutes les couleurs. Le genre dégonflé n’est pas celui de la maison et les trophées accordés à ses rivaux du jour ne pouvaient pas l’indifférer. Un tantinet rancunier, il refusa de banderiller. Le contentieux entre lui et le public se corsa, faisant le lit d’un débordement émotionnel jalousement cuvé. Le toro était difficile et le public goguenard. Un doigt sur la bouche pour faire taire les invectives qui lui étaient adressées, le madrilène, tout pundonor dehors, entra progressivement dans le mystère du Miura, pour en exprimer les possibilités les plus intimes. Ce jour encore, ce qu’a fait ce torero n’est pas à la portée du premier venu ni même du dernier. La longueur de la charge imposée par naturelles au fauve méfiant est de l’ordre de l’exploit. Tant pis pour l’ire impatiente, le public a dû se faire une raison et gérer sa frustration. Dommage pour le pulsionnel sous pression, El Fundi est un grand torero. Même si sa prestation s’est trouvée, hélas, dévaluée à la suerte de matar.

Padilla bénéficie d’un crédit qu’il sait remarquablement faire fructifier. Une larga de rodillas pour ouvrir les débats et voilà le maestro de Jerez chef d’orchestre des états internes du public. Le palo tantôt tragédien, tantôt badin, il dispose de l’art de communiquer à merveille. Est-ce à dire que là se situe son seul mérite ? Pas du tout ! Si l’on oublie les parodies de manoletinas et les derechazos sur toro figé dignes du manège enchanté, Padilla mérite de plus en plus le respect. Ce torero joue bien souvent le jeu dans un registre difficile. Il domina même, ce dimanche, le Fundi banderilles en mains. Il exploita particulièrement la corne gauche plus généreusement utilisée par son premier toro, avant de le contraindre par la droite. Une lame basse n’empêcha pas l’octroi de l’oreille.
Son toro suivant disposait de charges très courtes et de volte-face impressionnantes de rapidité. Padilla assuma une bonne partie de l’opposition risquée avant de toréer le public avec succès. La maladresse au descabello ne lui permit qu’un salut au tiers.

Javier Valverde manifesta une grande envie et ne refusa pas l’affrontement. C’est avec une voix de stentor barytonée qu’il exhorte ses toros à charger tout en se fustigeant lui-même. Placement autoritaire, pieds bien ancrés dans le sable, cherchant à se croiser, à certains moments un peu emporté par sa fougue, Valverde batailla ferme pour obtenir du public qu’il extirpe une oreille d’un palco parcimonieux. L’estocade fut celle de l’après-midi.
Lors de son deuxième combat avec un adversaire devant peser plus de dix fois son propre poids, le Salmantin égrena laborieusement une à une des naturelles dans un premier temps sans pouvoir les lier. Le public y vit un côté répétitif et le lui reprocha. Valverde, un peu vexé, alla chercher l’épée avec laquelle il ne connut pas le même bonheur qu’à son premier combat.

C’est sous les applaudissements que sortirent les trois toreros.




Beau temps chaud, arène pleine.
Le cartel reunissait El Fundi, Juan José Padilla, et Javier Valverde face à des toros de la ganaderia Miura.
El Fundi après un premier toro compliqué et malgré une bonne faena à son second toro a perdu, lors de la mise à mort, tout espoir de trophées.
Juan José Padilla coupe une oreille à son second toro.
Javier Valverde ravit également un pavillon a son premier toro.
6 Toros de Miura, bien présentés mais donnant peu de jeu.
A noter le brindis d'El Fundi à Jean Pierre Raffarin, ancien premier ministre, venu soutenir l'afficion biteroise.
 
 
Aujourd'hui c'est les MIURA, donc sortie en famille aux arènes qui sont encore pleines. Robert, avec toutes ces entrées et le bénéf, l'an qué ven, ne nous remet pas des Domecq, Jandilla, El Pilar. Envoie des Guardiola, Palha, Victorino. Par contre, GARDE LES MIURAS, Valdefresno et même les tiens...

Vu le monde, il faut rentrer et se placer vite sur l'escalier. Les fauteuils sont complets. Les Biterrois rafolent des pensionnaires de Zahariche et ils ont bien raison. Les descendants d'Eduardo nous gâtent et les 3 (ou 4) longues années sans voir les Miuras dans la Seville Française ont été longues.

695, 630, 680, 700, 705, 720 kilos de muscles.
Des bestiasses hautes et longues comme des camions.
Quand ils sortent du toril, on dirait des taxis avec les 2 portes ouvertes tellement les cornes sont écartées et hautes.
Des morillos aussi gros que la bosse du camelou...
J'ai eu la chance de les voir au toril, c'est très impressionant.


El Fundi, chef de Lidia a une connaissance des corridas de respect, et particulièrement des MIURAS. Son premier est un hijo de puta CAPRICHOSO (capricieux) qui veut le bouffer. Intoréable sur les 2 cornes, sans charge, il marche, il cherche l'homme, se défend la tête haute. Le Maestro l'expédie.
J'allais oublier, il est allé brindé ce toro à Rafarin, lui qui réussi à remplir les arênes de Béziers (Manif en 2003 ... No RAFARAN... pour les retraites...). 1 bronca au brindis (désolé mais j'ai hurlé...), l'autre légère, mélée à des aplausos après sa faena, (là j'a rien dit..., j'ai même applaudi)
Son deuxième, corniveleto (cornes orientées vers le haut) est désordonné. Mon gladiateur préféré le règle, l'ajuste lui tire des naturelles et le domine. Pour moi, c'est celle là la FAENA de la FERIA. Il perd les 2 oreilles de poids à l'épée.

Padilla est cojonudo. C'est une montagne. Il transmet beaucoup d'émotion, en particulier à un public non averti, qu'il torée encore mieux que les cornus. Il est plus en canne que le Fundi aux banderilles. C'est un bon capeador qui semble avoir oublié sa cornada dans la gorge a Pamplona il y a quelques années. Largas de rodillas . Je le trouve pour une fois assez bon à la muleta. Estocade, AVION rentre avec une seule oreille.
Son second, il le torée à la cape à genoux, contre les planches. Les banderilles sont bien posées, en force (parfois à corne passée). La faena est moyenne mais l'estocade est sincère. Elle n'est pas concluante et il perd l'oreille au descabello.

Valverde m'a plu. C'est un torero sincère qui ne fait pas du cinéma comme le cyclone de Jerez. J'irai le revoir avec plaisir. Son premier, SARGENTO (sergent) fout la panique dans la cuadrilla. Aux banderilles, il gagne du terrain et les péons sont mis à mal. Le sous officier le cherche en permanence mais Javier lui arrache des passes. Une grande épée. ESTOCADE DE LA FERIA. Oreille méritée.
Le dernier toro de la Feria est aussi le plus lourd. 720 bombes !!! La cavalerie dans le premier tercio se fait sambouter sérieusement. Le toro est merdique sur une corne mais Javier réussi à varier ses muletazos, c'est dommage que malgré sa technique il ne dégage pas assez d'émotion. 2 pinchazos puis une nouvelle superbe estocade. 
On s'est régalé.
LES 3 TOREROS MERITENT LE RESPECT.
ON EN REDEMANDE !!!

Pour le dernier jour, bocata de thon à la catalane.
Demain pas de corrida, on s'est couché tard.
Merci à Simone (LA CUADRILLA) pour les alitas de pollo.
Merci aux copains de Pomerols pour le picpoul.
Merci à Chabert pour la "visite du musée" et le mot de passe pour rentrer chez MIURA.


A l'an qué ven
Hasta luego
Alain






Merci encore à FAFA, reporter des badamoscas, pour toutes les photos et videos de l'édition 2008 de la FERIA DE BEZIERS.






El FUNDI en naturelle












                                    Padilla de pecho










VALVERDE en derechazos










       La bravoure du MIURA à la pique



















el FUNDI en derechazos














Le MAYORAL de MIURA se restaure après la course, ... avant l'APERO





















BADAMOSCAS PROFITANT DU DERNIER SOIR
DE LA FERIA DE BEZIERS EDITION 2008...
EN ATTENDANT LA FETE DE FLORENSAC






















Padilla banderille de poder a poder






Padilla banderille al violin




CHATO, toro de 700 kilos, 3 piques au caballo




Padilla a la muleta face au colorado GORRON de 705 kilos
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